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5 minutes pour comprendre la permaculture

La permaculture, c’est une méthode utilisée pour favoriser une agriculture durable et respectueuse des écosystèmes. Théorisée dans les années 1970, elle réapparaît aujourd’hui au vu de l'intérêt grandissant des sujets liés au développement durable. Mais avec quelles perspectives ?

On sait que l’agriculture industrielle peut avoir des effets néfaste sur la biodiversité par l’utilisation de produits comme le glyphosate ou comme les insecticides à base de néonicotinoïdes. Il nous faut donc opérer une transition urgente vers des modèles agricoles plus durables. Et la permaculture en est un parfait exemple. Mais au fond, qu’est-ce que c’est exactement ? 

Avec la permaculture, finis les pesticides, les monocultures intensives et les rendements industriels sur de gigantesques parcelles. C’est en tout cas la promesse de ce modèle qui favorise les techniques naturelles et les associations de plantes sur de petits espaces. Philosophie basée sur des principes agroécologiques, c’est une technique très à la mode depuis quelques années. 

Théorisée dans les années 1970 par deux australiens, Bill Mollison et David Holmgren, mais aussi inspirée par les travaux de l’agronome japonais Masanobu Fukuoka, la notion de permaculture est à la base issue de la contraction du terme “Permanent Agriculture”. 

Et l’idée de cette “agriculture permanente” c’est d’avoir des parcelles qui produisent toute l’année, en fonction des saisons, avec une optimisation du terrain et des pratiques qui vont demander le moins d’effort humain possible.

Diviser les parcelles et créer des bocages grâce aux arbres et aux haies font partie des principes de la permaculture

Une pratique agricole centrée sur l’économie circulaire 

La permaculture, c’est donc une agriculture biologique qui sous-entend faire sans intrant chimique (insecticides ou pesticides). C’est aussi une agriculture de préservation des sols qui implique des parcelles non labourées pour préserver la vie qui s’y trouve (insectes et champignons). 

Pour cela, la permaculture utilise autant que possible les interactions du vivant en utilisant des haies ou des bocages pour protéger les cultures du vent et conserver l’eau de pluie, en créant des buttes pour optimiser l’espace, ou encore grâce à des auxiliaires de culture (les coccinelles qui viennent manger les pucerons, par exemple). 

C’est aussi une notion qui fait appel aux logiques d’économie circulaire et d’efficacité énergétique pour éviter à l’agriculteur tout travail inutile. En permaculture, on va travailler sur des petites parcelles pour réduire les déplacements et diminuer aussi la consommation liée aux machines ou aux outils. Cette forme d’agriculture mise également beaucoup sur la réutilisation des déchets verts qui sont transformés en fertilisants. 

Mais peut-on nourrir la planète avec la permaculture ? 

Alors, est-ce que ce modèle est pertinent pour une transition agricole à grande échelle ? Probablement pas, car cette pratique ne peut pas se substituer du jour au lendemain, notamment vis à vis des grandes cultures céréalières comme nous en avons en France, . 

Cela reste une pratique intéressante pour certaines formes d’agricultures (sur des petites surfaces maraichères par exemple, ou pour l’agriculture urbaine et péri-urbaine). C’est aussi une solution très pertinente pour des pays en voie de développement qui peuvent construire à partir de ce modèle. 

Elle est complémentaire avec d’autres types de modèles agricoles qui émergent en ce moment, notamment l’agriculture de précision. 

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