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Bonne nouvelle, l'Afrique du Sud va mettre fin à l'élevage des lions pour la chasse

L’Afrique du Sud fait un pas en avant concernant le respect et la protection des animaux en interdisant l’élevage des lions à destination de la chasse ou du tourisme. Un souffle d’espoir pour cette espèce en voie de disparition.

En Afrique du Sud, de 8 000 à 12 000 lions sont élevés dans des fermes et ne connaîtront jamais la liberté et l’état sauvage. La plupart d’entre eux sont d'ailleurs élevés pour une seule raison : la chasse. Les plus chanceux servent au tourisme et à des expériences scientifiques. 

En parallèle, seulement 3 500 lions, soit 4 fois moins, vivent naturellement à l’état sauvage dans le pays. Une anomalie en passe d’être corrigée puisque le gouvernement sud-africain a annoncé début mai son intention d’interdire l’élevage de lions en captivité et va proposer bientôt un projet de loi pour officialiser cette décision. 

Une nouvelle pleine de bon sens lorsqu’on sait que l’Union pour la conservation de la nature (UICN) classe les populations de lions dans la catégorie des espèces menacées.

« Nous ne voulons plus de chasse d'animaux élevés en captivité, de câlinerie de lionceaux en captivité, d'utilisation de lions en captivité. »

Barbara Creecy - Ministre sud-africaine de l’environnement


La chasse aux lions devrait rester légale

Les lions sont considérés par l’UICN comme des espèces menacées, une population “vulnérable” et “en diminution” en Afrique et en Asie. 

Si la décision d’élever des lions en captivité pour la chasse a pu être, à un moment donné, une réponse pour lutter contre le braconnage et le commerce illégal de trophées de chasse, le gouvernement sud-africain estime cependant être allé trop loin sur ce sujet. "Nous devons cesser et faire marche arrière sur la domestication et l'élevage en captivité des lions" précise Barbara Creecy, la ministre de l’environnement du pays. 

En Afrique du Sud, 350 fermes sont désormais spécialisées dans l’élevage de lions et lionceaux, en particulier pour la chasse et le tourisme. Un nombre très élevé qui nuit également à l’image du pays, d’autant que des campagnes pour interdire l'importation des trophées de lions élevés en captivité ont recueilli ces dernières années un soutien croissant aux États-Unis, en Australie et dans plusieurs pays d'Europe.

Néanmoins, la chasse “légale et encadrée d'espèces emblématiques permise par le cadre réglementaire continuera d'être autorisée” a souligné la ministre.

En Afrique, le lion n’évolue plus que dans 15 % de ce qui était autrefois son territoire tout entier. Et si 21 zones sont officiellement considérées comme habitat protégé pour les lions, la plupart d’entre elles sont en fait des coquilles vides, faute de financements et de personnel pour garantir la sécurité de ces grands félins. 

Les dernières études estiment que la moitié de la population actuelle de lions d’Afrique aura disparu d’ici 2035, laissant environ 10 000 félins à l’état sauvage. Une situation qui rappelle celle de l’Asie, où seulement 600 lions subsistent encore aujourd’hui. 

Il existe cependant des solutions pour éviter cela, notamment en impliquant directement les communautés. Certains modèles de conservation récompensent par exemple les communautés qui montrent une augmentation du nombre de lions afin de les inciter financièrement à la protection de l’espèce. 

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