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Clear Fashion, l’appli pour avoir un dressing écoresponsable

Clear Fashion, c’est le Yuka des fringues ! A l’image de la célèbre app qui scanne les étiquettes des produits alimentaires pour analyser leur impact sur la santé, Clear Fashion évalue le niveau d’écoresponsabilité des marques de vêtements en étudiant leurs pratiques de production. Il est ainsi possible de comparer les marques entre elles pour guider son choix vers une hype plus responsable et aussi plus sociale.

Les deux fondatrices de Clear Fashion peuvent être fières.

En trois d’existence à peine, 200 000 personnes utilisent leur application qui passe au crible les pratiques des marques de mode. La dernière fonctionnalité est sortie à point nommé pour les soldes. Elle permet de scanner les codes-barres des vêtements en boutique pour connaître leurs histoires et leurs impacts écologiques.

« Le secteur de la mode est très opaque. »

En 2017, en cherchant un projet d’innovation dans le cadre de leurs études, Rym Trabelsi et sa copine de promo d’AgroParisTech Marguerite Daurangeon s’interrogent sur la provenance de leurs tenues : « Le secteur de la mode est très opaque. On a réalisé qu’on ne savait rien de la fabrication des vêtements alors qu’aujourd’hui on sait d’où vient une tomate quand on l’achète ».

Des infos à portée de main

Les deux amies ont alors un déclic : comme elles ne veulent plus cautionner de pratiques néfastes pour l’environnement ou de conditions de travail dégradantes par manque d’information, elles entreprennent de référencer les processus de fabrication de toutes les marques de fringues. Voilà donc un projet innovant !

Elles commencent par collecter des éléments factuels accessibles à tous dans les communications des marques. « C’est fou le nombre d’infos qu’on avait à portée de main rien qu’en consultant les rapports d’activité » s’amuse Rym Trabelsi.

Un système de notation simple et clair

Le reste, ce sont des maths, de la construction de base de données et du code que les deux associées maîtrisent car elles sont ingénieures. Elles classent les précieuses informations sur les marques selon quatre grandes familles thématiques : environnement, humains, bien-être animal et santé. A partir de 150 sous-critères, 1200 pratiques différentes allant de l’utilisation de matières recyclées jusqu’au bien-être des employés dans les usines sont disséquées.

Un système de notation sur 100, dans lequel chaque marque obtient une note globale, voit le jour. « Ce qui nous a motivé c’est l’envie de soutenir les marques à la démarche écoresponsable et inciter les autres à évoluer vers des pratiques plus vertueuses » expliquent les fondatrices de Clear Fashion.

À ce jour, 360 marques sont déjà référencées. Dans une démarche de transparence, une sur deux se serait manifestée d’elle-même auprès de la startup pour demander à être notée ! L’équipe de Clear fashion agit aussi sur sollicitation de ses utilisateurs pour procéder à l’évaluation d’une marque encore inconnue : « Plus il va y avoir de la recherche sur une marque, plus on va se dire qu’il faut la référencer rapidement ».

« Personne aujourd’hui ne peut supporter l’idée d’acheter un pantalon fabriqué par un enfant de 5 ans. »

L’utilisation de l’application est gratuite et le succès a été immédiat. « Je crois que les gens ne veulent plus culpabiliser en achetant leurs vêtements. Personne aujourd’hui ne peut supporter l’idée d’acheter un pantalon fabriqué par un enfant de 5 ans » avance Rym Trabelsi.

La feature la plus appréciée par les utilisateurs est sans surprise celle qui analyse les marques individuellement. Puis c’est la feature Top Marque qui est la plus consultée. « Nous mettons en avant dans l’app les marques dont la note globale est supérieure à 60/100 et ça plaît beaucoup » poursuit-elle.

Un modèle économique sous forme de licence

Le modèle économique s’est mis en place, comme une évidence, avec la vente d’une licence d’utilisation des notes attribuées par Clear Fashion. « Nous permettons aux marques d’afficher nos notes soit directement sur les étiquettes des vêtements soit sur leurs supports de communication pour se faire de la publicité. Ce modèle est totalement cohérent avec notre mission ».

Enfin le rêve de Rym et Marguerite c’est que, dans cinq ans, on n’ait plus besoin de parler de mode responsable parce que les consommateurs ne pourront choisir qu’entre des marques aux pratiques 100% vertueuses.

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