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On mange quoi demain ? 4 pistes pour une alimentation du futur

En moyenne, un français consomme 86 kilos de viande chaque année. Alors qu’il faut réduire cette consommation pour tendre vers une alimentation durable et responsable, on explore avec vous 4 pistes qui préfigurent le contenu de nos assiettes dans le futur.

Ce vendredi 16 octobre c’est la Journée Mondiale de l’Alimentation. L’occasion de rappeler que la faim dans le Monde diminue progressivement dans toutes les régions du globe depuis ces 20 dernières années ! 

Mais des efforts restent à faire, notamment pour réduire l’impact de notre alimentation sur l’environnement. Et pour nous accompagner dans cette transition, des aliments inédits pourraient envahir nos assiettes dès demain. Insectes, viande de synthèse ou algues, cette révolution culinaire est déjà en marche. 

 

« Une étude du cabinet A.T. Kearney estime qu'en 2040, 35% de la viande consommée dans le monde pourrait être de la viande cultivée en laboratoire. »

Alors, on mange quoi demain ? 

Pour les amateurs de science-fiction, la nourriture du futur ça n’est pas (forcément) de la viande imprimée en 3D dans l’ISS (ce qui a quand même été fait par une startup Israélienne l’année dernière). 

Il faut surtout s’attendre à revoir dans nos assiettes tout un tas d’aliments qu’on a perdu l’habitude de consommer, en premier lieu les légumineuses. Saviez-vous que dans les années 1920, les français consommaient en moyenne 7,2 kg de légumineuses par an et par personne ? 

Un chiffre tombé à 1,7 kg aujourd’hui… Alors que c’est justement une des pistes à privilégier pour une alimentation durable et responsable. 

Ce qui tombe plutôt bien puisque le terroir français est propice à la culture de ces protéines végétales, c’est même le premier producteur européen de légumineuses, avec des spécialités locales comme les lentilles du Berry, les cocos de Paimpol ou encore les mogettes de Vendée. 

Et pour intégrer plus facilement les légumineuses dans nos habitudes alimentaires, on a aussi tout un tas de jeunes marques (Hari&Co et Funky Veggie par exemple) qui travaillent à les rendre plus accessibles en créant des galettes ou des boulettes végétales, voire même des produits de snacking comme des pâtes à tartiner et des gâteaux apéros.

Les apéros du futur, ce sera aussi à base d’insectes. Le phénomène de la consommation d’insectes est en forte croissance depuis quelques années et certaines marques ont déjà commercialisé leurs produits… même si la filière a subit un coup d’arrêt récemment pour des raisons législatives. L’UE attend en effet le résultat d’études sanitaires avant de donner son feu vert à la vente d’aliments à base d’insectes pour l’alimentation humaine. Ce qui devrait arriver l’année prochaine. 

Mais en matière d’impact environnemental, c’est clairement le choix de l’avenir. Les émissions de gaz à effet de serre liées à l’élevage d’insectes sont 100 fois moins importantes que celles des autres animaux d’élevage et l’entomoculture requiert 1 500 fois moins d’eau que l’élevage bovin. En matière d’emprise sur le foncier, c’est aussi beaucoup mieux puisque les insectes peuvent être élevés en quantités dans des fermes verticales. 

À court-terme, la filière représente surtout un gain extraordinaire pour réduire l’impact environnemental de l’alimentation animale. Il faut savoir que 71% des surfaces agricoles européennes servent uniquement à nourrir des animaux d’élevage. Pour cette raison, on importe d’ailleurs beaucoup de Soja en provenance du Brésil, ce qui a un impact très fort sur la déforestation et la biodiversité. 

En France, nous possédons une petite pépite : la startup Ynsect, qui compte produire dès 2022 plus de 100 000 tonnes de protéines à base d’insectes pour se substituer à ces importations. 

Les algues sont considérées comme l’un des aliments les plus nutritifs au monde par l’OMS. Et nous en consommons déjà tous les jours sans le savoir grâce aux phycocolloïdes (les produits référencés E401 à E407 dans la composition des aliments) qui sont utilisés pour stabiliser, épaissir ou encore gélifier les soupes, certains produits laitiers et desserts, par exemple. 

Outre la spiruline qui est très à la mode, d’autres algues comme le Wakamé et la Chlorelle ont un potentiel important en raison de leur forte teneur en calcium et en vitamines. 

Et il y a aussi des marques innovantes qui proposent de les rendre plus accessible. C’est le cas par exemple de l’entreprise Algo qui propose des jus, des barres énergisantes et même du chocolat à base d’algues produites en France. 

Car oui, la France est le second producteur européen d’Algues, juste derrière la Norvège. 

Et la fausse viande dans tout ça ? Alors oui, la viande de synthèse créée en laboratoire, ça représente aussi une alternative crédible pour l’alimentation de demain. 

Récemment, des chercheurs de l'université Harvard ont par exemple réussi à faire pousser une viande de synthèse à partir de simples cellules musculaires de vaches et de lapins. C’est aussi le projet de la startup Suisse Mirai Foods, qui a mis au point cette année un prototype de mini-hamburger à base de boeuf cultivé en laboratoire. Sans compter la startup Aleph Farms qui a donc créé un steak dans l’ISS à partir d’une imprimante 3D. 

Une étude du cabinet A.T. Kearney estime qu'en 2040, 35% de la viande consommée dans le monde pourrait être de la viande cultivée en laboratoire. Ça pourrait aussi être de la viande végétale comme ce que propose aux Etats-Unis la startup Beyond Meat.

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