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Des maisons de retraite pour les poules pondeuses, un progrès pour le bien-être animal

Le respect du bien-être animal s’impose petit à petit dans le débat public, et des initiatives apparaissent comme ces "poulaillers de retraite" qui permettent aux poules pondeuses de finir leur vie dignement même lorsqu'elles ne sont plus productives.

Chaque année, environ 50 millions de poules sont tuées à l’âge de 18 mois car elles ne pondent plus assez d'oeufs. Un véritable crime alors qu'une poule peut vivre facilement jusqu’à 6 ans. La pertinence de ce fonctionnement des filières de production industrialisées interroge et le bien-être animal est une question qui anime de plus en plus le débat public. 

Pourtant, l’abattage des poules qui perdent en productivité n’est pas une fatalité, à l'image de ce que propose par exemple l'entreprise Poulehouse, qui s’engage à créer des "poulaillers de retraite" pour sauver les poules de l'abattoir et les laisser encore quelques années vivre et pondre à leur guise. 

Passé 18 mois, les poules ne pondent plus quotidiennement et sont généralement envoyées à l'abattoir alors qu'elles peuvent vivre facilement 6 ans et plus. 

L’oeuf qui finance la retraite des poules

En 2017, a ouvert la première “Maison des poules” en France, afin de proposer une sorte de poulailler de retraite pour les poules destinées à l’abattoir. Ce sont 16 hectares situés à Coussac-Bonneval, à 40 km de Limoges, où elles peuvent continuer d’y pondre des œufs, même si leur rythme est plus faible qu’avant leurs 18 mois, à raison d’un œuf en moyenne tous les deux ou trois jours. Ces oeufs sont ensuite vendus en grande surface et magasins spécialisés, et participent à financer cette drôle de maison de retraite.

Passé l’âge de 3 ans ½, les poules ne pondent plus mais pas question de s’en débarrasser. Elles peuvent y continuer leur vie jusqu’à leur mort naturelle. Évidemment, cela représente un surcoût pour les producteurs, puisqu’il faut accepter de nourrir des poules pendant plus longtemps tout en récoltant moins d'œufs. Pour autant, l'entreprise trouve un écho positif auprès de consommateurs engagés et heureux de soutenir la démarche de ces "oeufs qui ne tuent pas la poule". Elle en a vendu plus de 600 000 en deux ans. 

Mettre fin au broyage des poussins mâles

Cette entreprise singulière lutte également contre un autre fléau : le broyage des poussins mâles. Une pratique qui vient d'être interdite en Allemagne et qui est actuellement en discussion en France. 

Une alternative existe pour éviter cela grâce à un "sexage-in-ovo". Cette technique consiste à détecter le sexe de l’embryon dans l’oeuf pour ne couver que les oeufs femelles. Cela évite donc de tuer les poussins mâles indésirables. Des innovations qui nous prouvent qu'il est possible de continuer d'élever des animaux sans pour autant céder à des pratiques cruelles, et qui redonnent un peu d'espoir pour l'avenir. 

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