Zelda Tears of the kingdom

Pourquoi le nouveau Zelda va vous rendre encore plus écolo

Les fans l’attendaient depuis 6 ans, le nouveau jeu de la saga Zelda est enfin disponible. Et plus que d’offrir des centaines d’heures de dépaysement et d’aventure, c’est une bonne nouvelle pour la planète, car ce jeu vidéo envoie un message écologique à 3 milliards de gamers.
  • 29,81 millions. C’est le nombre d’exemplaires de Zelda: Breath of the wild vendus depuis sa sortie en 2017. Un des best-seller de la Switch (derrière les Mario Kart et Animal Crossing) qui toutefois pourrait bien être rapidement détrôné par… sa suite, Tears of the kingdom, vingtième jeu de la saga enfin sorti la semaine dernière. Loin de lasser, la franchise Legend of Zelda, qui raconte peu ou prou toujours la même histoire (le jeu chevalier Link part délivrer la princesse Zelda des griffes du terrifiant Ganon), n’a cessé de se réinventer depuis le premier opus créé par Nintendo en 1986. Et l’une des raisons de ce succès, c'est… son lien avec la nature.

    Le souffle du vent, les gouttes de la pluie

    Sans être moralisateurs, les jeux Zelda incitent depuis toujours à défendre l’environnement. Normal, son créateur s’est inspiré à la base de ses promenades improvisées à la campagne et de ses explorations de cavernes naturelles… Ainsi, la saga créée par Shigeru Miyamoto vénère les forêts : la forêt Kokiri dans Ocarina of Time ou celle de Firone dans Twilight Princess montrent des lieux sacrés où la nature est louée comme une divinité. Dans The Wind Waker comme dans Breath of the Wild on retrouve les Korogus, des esprits qui veulent rétablir l’équilibre de la nature et vous amènent à faire de même.
     
    Breath of the wild allait plus loin en démultipliant la biodiversité : on recense 80 animaux différents et plusieurs dizaines de plantes ramassables. Les paysages sont magnifiques et l’une des quêtes du jeu consiste à photographier cette diversité de la nature… Tears of the kingdom ajoute de nouveaux biomes pour apprendre à aimer toute notre planète : Link explore les souterrains d'Hyrule et visite les cieux. Une autre de ses missions consiste d'ailleurs à soigner un arbre malade.

    Les thèmes mis à part, les jeux prennent le parti de laisser le joueur admirer les arbres, se glisser entre des buissons, plonger dans une rivière et suivre le vol des oiseaux plutôt que combattre des hordes de monstres. Pourtant, difficile de ne pas voir en ses “méchants” des féroces pollueurs.

    Link, premier super-héros écolo

    Boss final de cet opus, Ganondorf peut être perçu comme une représentation de la cupidité humaine au mépris de l'environnement et son château montre une nature corrompue, enfumée ou détruite… Et Link ne se limite pas à l’arroser de peinture pour sensibiliser son public. Non, il use de ses armes sans hésitation. Des armes anciennes, non technologiques, il se déplace à cheval ou en paravoile et fait chauffer ses aliments au feu de bois. Bref, une vie zéro carbone ou presque, et un pur modèle pour une mission claire : amener son public à adopter le même comportement. Ce qui peut avoir une véritable influence s’il s’écoule lui aussi à 29 millions d’exemplaires…

    Ganondorf castle

    À y réfléchir, cet objectif n'est pas si futile que ça quand on sait que le jeu vidéo est un secteur énergivore pratiqué par près de 3 milliards de Terriens. En plus de l'impact de la fabrication des consoles et des jeux, les cartouches et CD sont de plus en plus souvent remplacés par une distribution numérique : le téléchargement ou le streaming qui nécessitent des serveurs contribuant à l'empreinte carbone. Une étude de 2019 menée par Frédéric Bordage incriminait l’industrie du jeu vidéo sur consoles d'émettre 37 millions de tonnes d’équivalent CO2. Au point que l’ONU a lancé Playing for the Planet en 2019, une initiative pour faire évoluer éditeurs de jeux et constructeurs de console dans ce domaine.

    Un combat de longue haleine tant il reste à faire. Peut être est-ce là justement ce que veut montrer Link, le jeune chevalier dans sa tunique irrémédiablement... verte.

    A lire aussi