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Plaisir et écologie : peut-on recycler les sex-toys ?

Usure, lassitude ou encore changement de partenaire... La plupart des sex-toys ont une durée d’utilisation limitée et ne restent pas indéfiniment dans nos placards. Mais du coup, qu'est-ce qu'on en fait ? Et quelles alternatives ?

Godes, vibromasseurs et autres objets de plaisir se sont invités dans notre quotidien et ne sont plus des objets tabous. D’après un sondage réalisé il y a 5 ans, près d’une Française sur deux (49%) admet en avoir déjà utilisé au moins une fois au cours de sa vie. Un chiffre similaire chez les hommes (47%). 

Une utilisation qui a d’ailleurs été renforcée durant l’année 2020 et les longs mois de confinement que nous avons dû subir. D’après l’institut Kantar, le marché des sex toys représente 25 milliards de dollars aujourd’hui. Ce qui n’est pas anodin en termes de production de plastique. Chaque année, ce serait ainsi 108 000 tonnes de plastiques qui sont produites par l’industrie des jouets érotiques.

Mais pour autant, les sextoys ont une durée de vie limitée. Et chaque année, 3 millions d’entre eux finissent à la poubelle rien qu’en Europe. L’usure liée à l’utilisation (bonne ou mauvaise), la lassitude ou l’envie de tester d’autres jouets ou encore le changement de partenaire nous amènent à les jeter à la poubelle. 

Dommage, car en réalité, il existe des possibilités pour donner une seconde vie à ces objets.

Les jouets érotiques en matières biosourcées (ici du bois poli) commencent à émerger dans notre quotidien

“Se faire du bien sans faire de mal à la planète”

L’année dernière, l’enseigne spécialisée Passage du désir avait lancé une vaste opération de collecte de sex toys usagés à l’occasion de la journée mondiale du recyclage. Car, une fois récupérés et traités correctement, ces objets peuvent être recyclés tant leurs matières servent à d’autres usages : du pare-choc de voiture à la fabrication de mobilier de jardin. 

Les sex-toys sont en effet conçus essentiellement à partir de plastique et de composants électroniques. En ce sens, ils sont assez similaires aux appareils électroménagers et peuvent donc s’insérer dans leurs filières de recyclage. D’ailleurs, le procédé fonctionne aussi dans l’autre sens, et de plus en plus de fabricants proposent désormais des jouets de plaisir en matières recyclées.

Les sex-toys sont en effet conçus essentiellement à partir de plastique et de composants électroniques. En ce sens, ils sont assez similaires aux appareils électroménagers et peuvent donc s’insérer dans leurs filières de recyclage. D’ailleurs, le procédé fonctionne aussi dans l’autre sens, et de plus en plus de fabricants proposent désormais des jouets de plaisir en matières recyclées.

« Chaque année, 108 000 tonnes de plastiques sont produites par les fabricants de jouets érotiques »

Au-delà du recyclage, des alternatives écolos sont également en train d’apparaître. La célèbre marque Womanizer, dont les ventes ont triplé dans le monde durant la période de confinement de 2020 vient de sortir son premier sextoy écologique, biodégradable et recyclable grâce au Biolene, un matériau biosourcé à base d’amidon de maïs. 

Un premier exemple de l’évolution du marché du plaisir qui pourrait inspirer d’autres fabricants à se lancer en suivant les principes de l’économie circulaire : éco-conception, réparabilité, recyclage. Des sujets d’autant plus importants que ces objets sont aussi de plus en plus connectés et embarquent donc de nombreux composants polluants. 

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