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Ne jetons plus nos chaussettes trouées !

Rapiécer ses vêtements ce n’est plus la honte ! C’est même à la mode. Repriser un pantalon, un pull ou des chaussettes, comme le faisaient nos grand-mères, pour qu’ils durent plus longtemps est désormais une pratique responsable et écologique que l’on affiche fièrement.

Aujourd’hui, non seulement nous achetons 60% de fringues de plus qu’il y a 15 ans, mais surtout, nous les conservons deux fois moins longtemps. Quand on connaît les besoins en eau nécessaires pour produire des vêtements, on peut avoir envie de les garder plus longtemps et ainsi réduire notre empreinte écologique ! En effet, il faut plus de 7000 litres d'eau pour fabriquer un jean ! Par ailleurs, l’industrie textile ne recycle que 35% des matières qu’elle utilise. Résultat : le textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde, émettant plus de CO2 que l’aviation et le transport maritime réunis.

Une prise de conscience mondiale

Un constat alarmant renforcé par un événement et une prise de conscience mondiale : l’effondrement, en 2013, du Rana Plaza au Bangladesh et ces 1130 morts dans des ateliers d’ouvriers du textile pour les grandes marques occidentales. Un drame à l’origine du mouvement #WhoMadeMyClothes qui a interpellé les marques et les pouvoirs publics à l’époque.

Aujourd’hui, un autre mouvement de fond cartonne sur les réseaux sociaux, porté lui aussi par un hashtag, #Visible-Mending (réparation visible en anglais). L’idée ? Rapiécer les vêtements comme on l’a fait pendant des siècles quand ils constituaient des biens précieux au lieu de les jeter... « C’est une pratique disruptive, à contre-courant des cycles de la fast fashion », explique sur son compte Instagram l’Anglais Tom Van Deijnen, une des figures de proue de la réparation visible en Grande-Bretagne.

Du fil, une aiguille et tout est possible

Alors pourquoi ne pas vous y mettre en vous rendant par exemple dans un Repair Café. Ces lieux permettent de réparer gratuitement des vêtements (et des objets) en compagnie de bénévoles. Le concept est né à Amsterdam en 2007 et on en recense aujourd’hui plus de 1400 dans le monde. Pour trouver celui proche de chez vous : utilisez la carte interactive sur repaircafe.org.

Autre possibilité : les ateliers de couture. Avec par exemple les ateliers Bobines&Combines, dans plusieurs villes françaises (Paris, Bayonne, Montpellier, Strasbourg…). On s’inscrit sur le site puis on paie en ligne l’atelier choisi. Certaines ressourceries et autres lieux de seconde main proposent également des ateliers, comme La Textilerie à Paris. La carte des ressourceries en France est disponible à cette adresse. Et puis pour apprendre à réparer soi-même ses textiles, des plateformes, des blogs et des tutoriels vidéos en ligne regorgent de conseils : Couture Académie sur YouTube, SloWeAre La Bobine, Pop couture

Réparer ses vêtements, ç’est bon pour la planète… mais également pour nous comme le prônait Louise Bourgeois : « L’art de coudre est un processus de réparation émotionnelle ». L’artiste plasticienne considérait la couture comme un acte de reconstruction, de réparation, de réconciliation… avec la planète ! 

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