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Au-delà de la crise sanitaire, le télétravail peut-il nous aider à sauver la planète ?

Le télétravail s'est généralisé dans le monde depuis le début de la crise sanitaire afin de nous protéger du virus. Mais si elle perdurait dans le temps, la pratique pourrait aussi s'avérer utile pour protéger l'environnement. Alors, prêts à télétravailler pour la planète ?

Le télétravail, en réduisant les trajets domicile/travail, contribue largement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de notre économie. En ce sens, la pratique pourrait nous aider à lutter contre le réchauffement climatique. 

Évidemment, tous les métiers ne peuvent pas s’effectuer en télétravail. Mais aujourd'hui, 70% des français se rendent au travail en voiture, soit deux trajets par jour. Et l'ADEME estime que si 35% des actifs travaillaient à distance, cela permettrait d’économiser 3,3 millions de trajets par jour, soit l'équivalent CO2 d'environ 3 000 Aller/retour Paris New-York. 

« Le numérique est aujourd’hui responsable de 4% des émissions mondiales de GES et pourrait passer à 8% en 2025. Une incidence à ne pas négliger »

Développer le flex-office pour mieux protéger l'environnement ? 

Si le télétravail s’est généralisé dans le contexte de la crise sanitaire, de plus en plus de travailleurs se disent favorables à son maintien quelques jours par semaine, même lorsque la crise ne sera plus qu’un mauvais souvenir. 

Ce qui pourrait conduire à développer de nouvelles pratiques plus ou moins positives pour l'environnement. Dans la colonne des plus se situe notamment le flex-office. Une pratique qui permet aux entreprises de réduire la taille de leurs locaux (plus besoin d'accueillir tout le monde en même temps) et donc de réduire les consommations d'électricité et de chauffage, les consomamtions d'eau et les équipements. 

Cette pratique aurait aussi comme avantage de libérer du foncier pour d'autres usages (créations de tiers-lieux ou de conciergeries, réhabilitation en appartements, etc.) ce qui permettrait aussi de réduire l'artificialisation des sols. 

Et en ce sens, développer massivenement le télétravail permettrait d'améliorer la lutte contre le réchauffement climatique. 

Des effets rebonds à surveiller

Pour autant, de nombreux actifs utilisent les trajets domicile/travail, par exemple, pour déposer leurs enfants à l'école. Un certain nombre de trajets continueront donc de se faire, ce qui pourrait minorer le gain écologique évoqué. À moins de pouvoir privilégier les transports en commun ou les mobilités douces pour cela. 

Le télétravail, s'il vient réduire les coûts d'électricité des entreprises, aura aussi comme effet d'augmenter ceux des particuliers. Il en va de même pour l'usage du numérique : augmentation des mails et visioconférences. Quand on sait que le numérique est aujourd’hui responsable de 4% des émissions mondiales de GES et que, si l’on maintient le rythme actuel, ce chiffre passera à 8% en 2025, la pratique du home-office pourrait aussi contribuer à cette augmentation. 

Après, le télétravail est aussi l’occasion de pouvoir vivre ailleurs qu'à proximité d'un lieu de travail, ce qui pourrait permettre de désengorger les villes, de rapprocher les individus de la nature et de pratiques plus écoresponsables. 

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