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4 bonnes nouvelles qui prouvent qu'on peut améliorer la situation des océans

Augmentation de certaines espèces, amélioration des techniques de pêche, restauration des écosystèmes marins et préservation du corail : certaines avancées nous montrent qu'on peut améliorer l'état des océans d'ici 2050.

Les océans représentent 70% de la surface de notre planète bleue. Ils abritent l’un des principaux réservoirs de la biodiversité dans le monde : 250 000 espèces connues et beaucoup d’autres qui ne sont pas encore répertoriées. 

Surtout, ils fournissent la moitié de l’oxygène que nous respirons et absorbent environ 26 % des émissions de CO2 chaque année. Un rôle majeur pour la lutte contre le réchauffement climatique qui est directement menacé par de nombreux facteurs : fonte des glaces, acidification des océans, pollution, surpêche…

Pour autant, les efforts combinés de la communauté internationale et des ONG pour préserver la vie marine commence à porter ses fruits. Retour sur 4 bonnes nouvelles qui prouvent que l'état des océans peut s'améliorer. 

Le retour de certaines espèces menacées

Cette année, 70 tortues Luth sont nées sur les plages de l’Équateur après une période d’incubation artificielle sous le regard de scientifiques. Un procédé qui pourrait permettre de sauver cette espèce menacée. 

Idem pour les tortues géantes des Galapagos. Il y a 55 ans, 15 d’entre elles ont été placées en captivité afin de les protéger. Ce qui leur a permis de donner naissance à plus de 2 000 bébés qui ont grandi dans leur habitat naturel au fil des ans. 

D’autres espèces profitent aussi des efforts de préservation. c’est le cas par exemple des baleines à bosse, qui sont passées de quelques centaines d'animaux en 1968 à plus de 40 000 aujourd'hui, ou encore celui des loutres de mer et des cormorans. 

Des bonnes nouvelles qui montrent aussi que la restauration des écosystèmes marins abîmés n’est pas un procédé irréversible… à condition d’améliorer les pratiques de pêche et de préserver certaines zones. Mais là aussi, les choses s’améliorent. 

D'après l'ONU, environ 31% des stocks de poissons connus dans le monde sont surexploités


Une pêche de plus en plus durable

La pêche durable, qui favorise la préservation des espèces et la gestion efficace des stocks de poissons, est en plein essor. 

Récemment, l'UE a même interdit la pêche électrique, une technique qui était profondément néfaste pour la biodiversité marine. La lutte contre la pêche illégale s'intensifie et, en parallèle, on assiste à l'avènement de labels qui garantissent des produits issus de pratiques durables, à l’instar des labels MSC et ASC. 

En 2005, seulement 0,5% de la production mondiale de poissons était labélisée pêche durable, contre plus de 14% actuellement. Une tendance qui doit donc se confirmer par la suite. 

Des zones protégées en augmentation constante

La superficie des aires protégées augmente à mesure que les pays tentent de respecter leurs engagements envers la sauvegarde de la biodiversité.

Cette année, se tiendra en Chine la COP15 sur la protection de la biodiversité. L’occasion d’améliorer encore ces sujets puisque l’objectif y sera notamment de doubler la surface des zones conservées. 

Aujourd’hui, l’ONU estime que 7,74 % des eaux côtières et des océans sont des zones préservées, contre seulement 3% au début des années 2010. Une augmentation encourageante pour la protection des coraux et des espèces maritimes. 

La lutte contre la pollution s’améliore

L’interdiction du plastique à usage unique est en progrès dans de nombreux pays du monde. Les initiatives pour ramasser le plastique sur les plages et dans les océans se multiplient. Et petit à petit, on assiste à une diminution de cette pollution qui affecte durablement les oiseaux et autres espèces de l’écosystème marin. 

Il en va de même avec un autre type de pollution : celle aux hydrocarbures. Évidemment, nous assistons chaque année à des marées noires - comme encore récemment avec un navire en perdition au large du Sri Lanka. 

Pourtant, dans les années 1970, il y avait en moyenne 24,5 marées noires par an contre 1,7 en 2010. Signe que les choses s’améliorent aussi sur ce point. 

L’année dernière, un consortium de scientifiques publiaient dans la revue Nature une étude encourageante affirmant que nous pourrions restaurer tous les écosystèmes marins d’ici 2050. Une source d’espoir pour que notre belle planète continue d’être à jamais “la planète bleue”. 

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