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Bienvenue au Nordhordland, bijou naturel norvégien classé à l’UNESCO

L’ONU a récemment dressé 17 objectifs de développement durable. Ambassadeur français de l’initiative onusienne, la mission Energy Observer met en lumière des solutions originales pour "sauver la planète". Une fois n’est pas coutume, elle est partie cette semaine à la découverte d'une incroyable réserve norvégienne de biosphère, en Scandinavie.

Tous les mardis depuis plusieurs semaines, Les Éclaireurs vous présentent ici les initiatives et solutions environnementales les plus originales dénichées autour du monde par les membres de la mission française Energy Observer, partenaire de l'ONU. Cette semaine, ce n’est pas un simple projet qui est à l’honneur, mais une région tout entière. En effet, le Nordhordland, véritable petit condensé de Norvège dans l’ouest du pays (au nord de la ville de Bergen), est un bijou de biosphère, classé à l’UNESCO. Des centaines de fjords, d’ilots, des kilomètres de côtes et des montagnes sauvages se partagent la vedette et dessinent un territoire unique en son genre.

Pourtant, assez paradoxalement, la région est aussi au cœur du plus grand complexe pétrolier de ce pays scandinave. "Le Nordhordland est vital pour l'économie norvégienne, avec de grandes ressources hydroélectriques et de grandes quantités de pétrole et de gaz extraites des fonds marins au large des côtes", explique l’UNESCO sur son site.

À la fois source de vie et de conflits, "l'eau est un thème central pour la réserve de biosphère, car elle a été importante pour façonner les caractéristiques naturelles de la région, et parce que les habitants de la région ont toujours utilisé les lacs, les rivières, les fjords et le grand océan pour la chasse, la pêche et le transport". Les ressources pétrolières n’étant pas éternelles, la perspective de leur raréfaction a poussé les 55 000 habitants à vouloir dynamiser autrement leur territoire. Comment concilier, en 2020, impératifs économiques et préservation de l’environnement ? Telle est la question.

L’UNESCO montre l’exemple en soulignant les bonnes pratiques

La Journée mondiale du climat, ce mardi 8 décembre, est l’occasion parfaite pour rappeler que nos activités polluantes sont à même de déséquilibrer même les paradis les plus protégés comme le Nordhordland, en déréglant notamment ledit climat.

Le réchauffement climatique étant désormais une réalité indiscutable, dont les conséquences sont chaque année plus dramatiques, l’UNESCO tente de protéger des pans entiers de nature, histoire (a minima) de montrer l’exemple. "La région est la seule réserve de biosphère de l'UNESCO en Norvège, car ce site de plus de 600 000 hectares privilégie le développement durable et conjugue activité économique et protection de la biodiversité".

"Les réserves de biosphère sont par définition des zones modèles pour le développement durable. Si on réussit ici, cela pourrait s’étendre à d’autres régions", explique Inger Elisabeth Måren, de l’Université de Bergen. "La réserve de biosphère du Nordhordland est caractérisée par une grande diversité d'écosystèmes. Ils dépendent en grande partie des nutriments et des matières organiques transportés de la terre par le ruissellement et le vent", peut-on lire sur la page dédiée.

Un équilibre plutôt délicat à trouver

Si Bergen (photo ci-dessus) accueille chaque année des centaines de milliers de touristes, dont une majorité de croisiéristes s’arrêtant en Norvège pour un ou deux jours seulement, le reste de la région est en fait très peu visité. Cependant, en montrant l’exemple, le but des instances n’est pas de rameuter la moitié de la population mondiale sur ces terres sacrées.

Au contraire, après des années d’exportation de pétrole, on pense très local. "Ce paysage n’est pas fait pour une agriculture ou un tourisme à grande échelle, poursuit Inger Elisabeth Måren. Il est plutôt voué à soutenir une économie circulaire. On essaie donc d’utiliser les nutriments et les ressources locales, de ne pas récolter plus que ce que l’on sème." Sage décision.

Une fois les grandes quantités de pétrole et de gaz extraites des fonds marins (au large des côtes) épuisées, il faudra pourtant que la belle énergie de la population se déploie ailleurs. C’est pourquoi les habitants souhaitent malgré tout tirer profit du tourisme vert, en proposant par exemple des cabanes à la location, des chemins de randonnée mieux aménagés, des expéditions nature… En communiquant sur les efforts visant à combiner économie florissante et développement durable, sans pour autant devenir un Disneyland du sujet, le Nordhordland semble avoir trouvé un bel équilibre.

Premier ambassadeur français des Objectifs de Développement Durable de l’ONU, la mission Energy Observer sensibilise aux solutions innovantes avec son bien-nommé projet "Solutions". Mais Energy Observer, c’est avant tout le nom du premier navire autonome en énergie, à la fois plaidoyer et laboratoire de la transition écologique. Toutes les informations sur le projet sont à découvrir ici.

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