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Ces Français installent des "nurseries pour poissons" dans les ports pollués

L’ONU a récemment dressé 17 objectifs de développement durable. Parmi ceux-ci : l'impératif de garder les océans propres. Depuis 2003, c'est ce à quoi s'attellent les Montpelliérains d'Ecocean avec leur projet Biohut, qui permet de réhabiliter les écosystèmes abimés des ports français. Bienvenue dans un océan de bonnes solutions.

C'est une triste vérité : les ports détruisent les écosystèmes qui se développaient habituellement dans les eaux alentour. Rien qu'un chiffre : 98% des poissons juvéniles meurent en zone portuaire. Face à ce constat, Ecocean a inventé les Biohuts, des cages en métal qui font office d’habitat artificiel, offrant refuge et nourriture bienvenus à toute une population de poissons en pleine croissance.

L'écosystème portuaire est ainsi reconstitué pas à pas. Dans la vidéo ci-dessous, produite par les explorateurs de Energy Observer, on voit Rémy Dubas, responsable technique chez Écocéan, témoigner en direct du retour de certaines espèces.

"L’activité humaine en Méditerranée en fait l’une des mers les plus polluées au monde, explique Energy Observer. Dû à sa condition de mer close, le cycle de renouvellement des eaux y est de 30 ans. Dans les zones portuaires, les conditions sont encore plus dégradées. Les larves de poisson ne peuvent s’y développer correctement et atteindre l’âge adulte."

Les cages BioHut protègent donc les jeunes poissons des gros prédateurs, et en supplément, des végétaux marins et des ressources alimentaires s'y développent. Cette nouvelle "garderie" veille sur la fragile croissance des poissons. Depuis 2015, vingt-cinq ports français ont été équipés de BioHuts, s’engageant ainsi à la préservation des espèces marines. Outre Ecocean, d'autres solutions existent.

The Final Straw, l’étonnante asso d’une mamie britannique anti-plastique

Pat Smith, fondatrice de The Final Straw, est une battante. À 70 ans, elle est déterminée à laisser à ses enfants et petits-enfants une planète plus propre. Elle lutte depuis plusieurs années pour en finir avec les déchets plastiques qui polluent les plages et détruisent la vie marine en Cornouailles, sa maison.

"Chaque année, plus de 13 millions de tonnes de plastique finissent dans nos océans, expliquent les navigateurs du média Energy Explorer. Depuis cinquante ans, la consommation de plastique dans le monde a été multipliée par 20. Un million de bouteilles est acheté chaque minute, mais moins de 10% de ce plastique est recyclé correctement." Au Royaume-Uni, 3000 déchets plastiques jonchent en moyenne chaque kilomètre de plage, un chiffre fou. Par ailleurs, la région des Cornouailles a été l’une des premières à déclarer l’état d’urgence climatique dans le pays.

Pat Smith a déjà nettoyé à elle seule cinquante-deux plages ! The Final Straw, son association, organise régulièrement des sessions de nettoyage collectif. En s’attaquant à ce combat en focalisant son énergie sur les emblématiques pailles en plastique ("straws" en anglais), l’objet que la vaillante mamie trouve le plus fréquemment sur les plages locales d’Angleterre du Sud, elle espère éveiller les consciences, et a déjà emporté l’adhésion de plus de 200 commerces, qui ont rejoint sans sourciller son mouvement responsable et zéro-déchet.

Aux Pays-Bas, un archipel créé de toutes pièces pour abriter les oiseaux

Avec un pays dont la majorité des terres se trouve au-dessous du niveau de la mer, il n’est pas facile de créer des archipels dédiés à la biodiversité. Le refuge artificiel de Marker Wadden aux Pays-Bas, ensemble de réserves naturelles composées d’îlots, vasières et marais, montre comment l’Homme peut se réconcilier avec la nature, en employant notamment d’ingénieuses techniques. Sise dans la région du Markermeer, sa première île a été inaugurée en 2016

Le projet se situe dans un lac d'eau douce, ce qui le protège des marées destructrices. Les réserves, d’une superficie de 10 000 hectares, sont devenues depuis leur création un havre de paix pour les oiseaux, qui s’y reposent et y nichent. Seule une île sur les cinq (littéralement sorties de terre en accumulant des couches de boue, de sable et de limon, après avoir creusé des tranchées où circule l’eau en contrebas) est visitable par les ornithologues en herbe. Un régal pour tous les amoureux de nature, qui gardent tout de même une distance respectueuse pour que les oiseaux s’épanouissent.

Premier ambassadeur français des Objectifs de Développement Durable de l’ONU, la mission Energy Observer sensibilise aux solutions innovantes avec son bien-nommé projet "Solutions". Mais Energy Observer, c’est avant tout le nom du premier navire autonome en énergie, à la fois plaidoyer et laboratoire de la transition écologique. Toutes les informations sur le projet sont à découvrir ici.

Vignette Une : Twitter Ecocean.

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