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Des barrages flottants sur les cours d'eau, la bonne idée pour protéger les océans ?

Pour empêcher nos déchets d’atteindre les cours d’eau, puis les mers et les océans, et si nous installions des barrages flottants ? Innovante, l’idée séduit de plus en plus.

Selon les Nations Unies, 80% de la pollution marine provient de l’activité humaine, dont les deux plus grands fléaux sont la pollution plastique et les rejets de polluants industriels. On estime par exemple à 5000 milliards le nombre de déchets plastiques dans les mers et les océans. Ce qui est vertigineux. 

En parallèle, la pollution des cours d’eau par les rejets industriels est une autre catastrophe qui entraîne ce qu’on appelle des “zones mortes”. C’est-à-dire des zones entières où la teneur en oxygène est si faible que la vie marine y est impossible.

Les zones mortes dans les océans représentent l’équivalent de la surface du Royaume-Uni, soit 245 000 m2 où la vie marine est devenue impossible à cause de la pollution. 

Quelles solutions pour empêcher la pollution des mers et océans ? 

Il existe aujourd’hui plusieurs alternatives pour protéger les mers et les océans. Les plus courantes consistent à agir en réaction au problème. C’est notamment ce que proposent un certain nombre de startups qui créent des bateaux équipés pour récupérer le plastique qui flotte à la surface. Un autre moyen, ce serait d’utiliser des sortes de robots sous-marins pilotés à distance. 

Une autre voie consiste à agir davantage en amont du problème, afin de réduire le flux de déchets et de pollutions qui atteignent les mers. On estime notamment que 10 grands fleuves sont responsables de 90% des déchets plastiques déversés dans les océans. Une grande majorité d’entre eux se trouve d’ailleurs en Asie. 

D’après l’association The SeaCleaners, 5 pays (la Chine, le Vietnam, le Cambodge, l’Indonésie et l’Inde) sont responsables de 60% de la pollution plastique océanique. Et pour cette raison, un moyen efficace d’agir consiste à installer des filets et des barrages flottants. 

Des murs flottants et des filets anti-plastique 

Une fois n’est pas coutume, la France est aussi pionnière dans des solutions d’adaptations intelligentes pour stopper la pollution des aires maritimes. C’est le cas par exemple de ce que propose la startup Pollustock qui crée des “barrages flottants” dont le but est d’éviter la propagation des polluants dans l’eau. 

“Il s’agit d’une barrière physique conçue avec une chambre de flottaison au niveau de la surface de l’eau et, en-dessous, il y a des rideaux hauts comme une voile, qui vont avoir une certaine profondeur, 12m, 15m, 20m“.

Ces installations permettent ainsi de retenir les déchets produits par les industries, qu’il s’agisse de polluants liquides, de métaux lourds ou de résidus de produits chimiques. Et pour plus d’efficacité, l’entreprise propose également d’installer des filets à la sortie des bouches d’égout afin d’éviter que de gros déchets puissent atteindre les cours d’eau. 

Des installations similaires sont proposées par d’autres entreprises qui rivalisent d’ingéniosité. L’entreprise Capillum, par exemple, utilise des cheveux récupérés chez les coiffeurs pour construire des barrages flottants qui permettent aussi de contenir certaines pollution dans l’eau, en particulier pour lutter contre la propagation des marées noires. 

Une manière intéressante de lutter contre la pollution des mers. En attendant que nous trouvions un moyen de produire moins de déchets et d'emballages nocifs pour les tortues et les hippocampes. 

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