Le média des initiatives positives

Édité par

Édité par

En Écosse, le whisky sert maintenant de biocarburant pour les poids-lourds

Boire ou conduire, faut-il choisir ? Les producteurs de whisky écossais semblent avoir trouvé la parade en se servant des résidus de distillation pour créer des biocarburants.

La célèbre distillerie Glenfiddich est-elle en route pour dépasser Tesla en matière de véhicules éco-responsables ? Elle se distingue en tout cas depuis peu pour avoir trouvé une solution écologique et circulaire pour faire rouler ses camions. 

Pour cela, le fabricant mélange les déchets qui lui restent après distillation : des drêches (résidus des grains d’orge) ainsi que le “pot ale”, un liquide jaunâtre qui n’a pas très bon goût. Grâce à la méthanisation de ce mélange, elle fabrique un biogaz à très faible teneur en CO2 qui lui permet de faire rouler proprement ses camions à travers la Grande-Bretagne. 

Ce sont des chercheurs de l'université Napier d'Edimbourg qui ont découvert ce procédé en 2010, mais il a fallu du temps avant qu’il soit industrialisé. Ce biocarburant permettrait d’éviter l’émission d'environ 250 tonnes de dioxyde de carbone. 

Ce biocarburant à base de whisky possède également un atout de poids pour les défenseurs de l’environnement : produit sur place en réutilisant les déchets d’un industriel, il n’utilise aucune surface agricole (contrairement aux biocarburants à base de betterave, par exemple) et ne participe pas à la déforestation (au contraire des biocarburants à base d’huile de palme).

« Si l'on tient compte du coût d'achat du camion, de son fonctionnement et de son entretien pendant toute sa durée de vie, ainsi que du prix du carburant, le coût du biogaz est très similaire à celui du diesel »


Les biocarburants ont le vent en poupe

Les alternatives au diesel et à l’essence fleurissent dans le monde entier au fur et à mesure que les enjeux climatiques se font pressant. On sait déjà que l’avenir de l’automobile tournera autour de l’électrique ou de l’hydrogène à très court-terme, puisque les véhicules à moteur thermique seront interdits à la vente dans l’Union Européenne d’ici 15 ans. 

Cependant, les biocarburants constituent également une possibilité pour décarboner le secteur des transports, même si leur utilisation est aujourd’hui encadrée et limitée à des mélanges avec de l’essence traditionnelle pour former des supercarburants compatibles avec certains véhicules. 

En France, la betterave à sucre et les céréales (blé, maïs) sont les principales ressources utilisées pour la production d’éthanol d’origine agricole, aussi appelé bioéthanol. Il peut être également obtenu avec certains résidus vinicoles (marcs de raisin et lies de vin).

Mais ça n’est pas tout. Les graisses animales et huiles végétales peuvent aussi servir de carburant pour les transports de demain. Récemment, par exemple, des trains alimentés par du B100, un carburant à base d’huile de colza, ont été mis en service. 

À lire aussi

  • Qui sommes-nous ?

    Les Éclaireurs met en lumière les initiatives positives.
    En savoir plus
  • Contact

    Une initiative à nous proposer, un projet à nous recommander ?
    Contactez-nous