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Lait et fromages végétaux : sommes-nous prêts pour ce futur là ?

Alors que les préoccupations sanitaires et environnementales progressent dans la société, une tendance fait son apparition dans nos assiettes : les produits laitiers… à base de végétaux.

Au Royaume-Uni, le lait végétal est en plein boom. Une consommation dopée par le confinement et les préoccupations environnementales de nos amis d’outre-Manche qui sont désormais plus de 30% à consommer régulièrement du lait d'avoine, d'amande ou de soja. Une consommation qui a notamment augmenté de 38% chez les moins de 35 ans

En France, les différentes boissons végétales se portent bien également. Principalement porté par des considérations sanitaires. “46 % des consommateurs de boissons végétales estiment qu’elles sont plus légères et faciles à digérer que le lait. 70 % ne veulent pas de sucres ajoutés” explique Mélanie Savoie, qui travaille pour la marque Bjorg, le leader français de ces nouvelles boissons. 

Mais de plus en plus, c’est aussi pour des raisons écologiques que les jeunes, notamment, se tournent vers ces alternatives au lait de vache. D’abord, parce que cela permet de suivre des régimes vegans. Mais aussi parce que le lait est directement impliqué dans nos émissions de gaz à effet de serre. 

Le lait et le fromage parmi les aliments les plus émetteurs de CO2

En effet, il faut environ 10Kg d’équivalent CO2 pour produire 1 litre de lait ou 1 kilo de fromage. Après la viande de boeuf, de mouton et d’agneau, ainsi que les crevettes d’élevage, le fromage et le lait sont les deux aliments les plus polluants que nous consommons.  

Et pour cette raison, de la même manière que la viande végétale est en train d’arriver dans nos assiettes, de nombreux producteurs tentent de trouver des alternatives plus écolos à ces produits qui font la fierté de notre patrimoine gastronomique. 

D’ailleurs, les fromageries Bel, célèbres producteur de la Vache qui rit, du Boursin ou encore du Leerdammer, se lancent dans le fromage végétal avec une nouvelle gamme baptisée Nurishh. Un signal fort qui prouve que ce marché est pris très au sérieux par l’industrie agroalimentaire et ne concerne donc pas seulement des "bobos vegans amateurs de Tofu".

Du “fauxmage” dans le pays aux 1 000 fromages ? 

Et pour Béatrice de Noray, directrice générale du groupe Bel, “la cible, ce sont ceux qui ont décidé d'arrêter les produits d'origine animale”. Une cible qui concerne 30% des familles françaises où au moins une personne se déclare aujourd’hui flexitarienne et envisage de réduire sa consommation de produits carnés. 

Évidemment, dans un pays qui compte 1 000 variétés de fromages, l’apparition de ces “fauxmages” à base de noix de cajou fait parfois grincer des dents. Mais dans le sillon du groupe Bel, de nombreuses startups proposent déjà leurs produits à des consommateurs et consommatrices de plus en plus séduits. 

Plus de 23 marques proposent désormais leurs produits, soit en magasin bio, soit en grande surface puisque Casino et Monoprix, notamment, ont des accords avec les marques Violi, Vegan Deli et Les Nouveaux Affineurs, en plus désormais, des produits du groupe Bel. Une tendance qui n’est pas près de s’arrêter, puisque les analystes spécialistes de la Foodtech prévoient encore une belle croissance à ces nouveaux aliments. 

De quoi animer nos futurs repas de famille avec un jeu savoureux : qui reconnaîtra le fauxmage au milieu du plateau de fromage ? Et est-ce que les plus conservateurs d'entre nous se laisseront avoir à les trouver savoureux ? 

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